Philippe
du CREST

France

 

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La cella moderne
18 photos numériques tirages encres pigmentaires contrecollés alu , formats : 24x32cm, 50x66cm, 100x133cm

Elle s’est construite lors de différentes opérations en milieu hospitalier. Trois aspects m’intéressaient : le corps, les hommes et femmes au travail dans un environnement très particulier sur un « objet – sujet » et bien entendu la dimension esthétique que l’on pouvait créer dans ce contexte. J’ai délibérément extrait les photographies les plus détaillées d’une certaine manière, mais selon moi les plus picturales, comparables à des natures mortes.
Au fil du temps, il m’est apparu que ce travail avait un intérêt documentaire.
En effet les techniques invasives d’ouverture du corps tendent à être remplacées par des interventions sous coellioscopie et même par certaines solutions médicamenteuses.
Durant ces 8 années j’ai été le témoin de cette évolution, par exemple l’arrivée du «robot» Da Vinci dans les blocs opératoires remplace dans certains cas la main de l’homme et préfigure ce que sera un jour la «cella moderne».
Philippe du Crest, Octobre 2016


« Méduse avait le pouvoir de pétrifier tout mortel qui osait poser son regard sur elle. Lorsque nous franchissons le seuil obscur du temple édifié par le regard intrépide de Philippe du Crest, c’est à elle que l’on songe. Tapis dans l’ombre du champ opératoire, nous sommes saisis de vertige à la lecture de ces images d’apparence aussi précieuses que des publicités pour joailler. A nos corps défendant nous voilà témoins de la profanation qu’opère le chirurgien-démiurge aux tréfonds de nos chairs, tel Sisyphe plongeant inlassablement ses mains dans le cambouis sacré de la vie. Phalènes irrémédiablement attirées par la lumière, nous restons hypnotisés par l’exigeante confrontation que nous impose la beauté de ces images. »
Alain Willaume, Janvier 2016


 

 

 

Né en 1959 à Marseille. Vit et travaille à Marseille.
Autodidacte ? Si l’on a souvent simplifié de cette manière mon « entrée en photographie », je lui préfère l’idée du parcours de vie, du chemin professionnel qui m’a amené – grâce à des rencontres, des expériences diverses autour de la réalisation et la manipulation d’images - à la profession de photographe.
Dès lors, j’ai travaillé sur plusieurs séries de façon presque concomitante avec un sujet inépuisable et inépuisé : la matière humaine.
Ainsi, que je photographie une série de portraits d’agents d’entretien sur leur lieu de travail «Agents de lumière », que je pousse la porte des blocs opératoires «La cella moderne », que je « plonge » des modèles nus dans les méandres de paysages calcaires ou encore que j’approche dans tous les sens du terme, des personnalités dont la question du genre est au centre de leur vie « Trans’Humanités », c’est bien l’homme dans toutes ses dimensions qui semble au coeur de ma démarche.

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